Mark Wainberg – Disparition d’un très grand nom de la lutte contre le VIH

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Mark Wainberg
Disparition d’un très grand nom de la lutte contre le VIH
18 mai 2017

Mark WainbergScientifique de renommée mondiale, le Montréalais Mark Wainberg est décédé en avril dernier, à l’âge de 71 ans.

Dès le début des années 1980, il s’engagea activement dans la lutte contre le VIH/sida et en fit son combat. Il y consacra non seulement sa carrière scientifique et médicale, mais devint aussi l’un des pionniers de la défense des droits des personnes séropositives et des communautés les plus touchées, à une époque où le sujet était tabou et impopulaire.

Le Dr Wainberg est notamment connu pour avoir découvert le médicament antiviral 3TC, en 1989. Il s’agit de l’une des toutes premières molécules efficaces contre le VIH. Le 3TC contribua à changer le cours de la maladie et il est encore largement utilisé dans les trithérapies, grâce auxquelles l’infection est devenue une maladie chronique.

Mark Wainberg est également célèbre pour ses multiples contributions dans le domaine de la résistance du virus aux médicaments. Avec son équipe, il travaillait à mieux comprendre ses mécanismes, ainsi que les mutations génétiques du virus, et à découvrir les moyens de les contrer.

Proche du milieu québécois de lutte contre le VIH/sida et de la Fondation Farha, notamment, il déclarait en 2000 dans une entrevue au McGill Reporter : « Il nous incombe à tous d’être des activistes du sida. » Ardent militant pour l’accès pour tous aux médicaments, il est l’un de ceux qui ont permis aux populations marginalisées et aux pays pauvres, ceux d’Afrique notamment, de bénéficier des retombées de la recherche sur les traitements du VIH/sida.

Source : Radio-Canada
Yanick Villedieu – 4 avril 2017

L’ABC de la luttre contre le VIH : Primo-infection

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L'ABC de la luttre contre le VIHPrimo-infection
18 mai 2017

C’est la période suivant l’entrée du virus dans le corps. À ce stade, le virus se multiplie rapidement et les risques de transmission sont plus élevés.

Cette première phase peut s’accompagner de symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe, comme la fièvre, des maux de gorge, des douleurs musculaires, la fatigue, un gonflement des ganglions lymphatiques, et d’éruptions cutanées.

Ces symptômes, qui disparaissent après quelques semaines, ne se manifestent pas chez toutes les personnes infectées. La primo-infection passe parfois inaperçue. C’est durant cette période que le système immunitaire produit des anticorps pour se défendre contre le virus.

Source : L’essentiel du VIH/sida, Portail VIH/sida du Québec, Benoît Lemire

Agir : devenez membre du conseil d’administration de la Fqsida

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Agir : devenez membre du conseil d’administration de la Fqsida
18 mai 2017

La Fqsida prend un nouvel élan, notamment avec l’arrivée en février dernier de Baya Touré à sa direction et notre récente fusion avec la Fondation Farha.

Nous prévoyons également pour les prochaines années plusieurs activités de visibilité et de mobilisation, et nous avons besoin dans cette perspective d’un conseil d’administration (CA) fort, diversifié, motivé et impliqué.

C’est peut-être l’occasion pour vous de faire la différence! Plusieurs opportunités s’offrent à vous : MainsSolidaires

˃ Représentant-e des personnes vivant avec le VIH
• pour la région de Montréal (1 an)
• pour les autres régions (1 ou 2 ans)
˃ Représentant-e pour la région de Montréal (2 ans)
˃ Expert-e : ayant une expertise ou affiliation particulière (financement, événement, développement, communication, etc.)

Intéressée, intéressé ? Nous vous invitons à nous décrire votre parcours et à nous faire part de votre motivation dans une brève lettre de présentation, avant le 29 mai 2017, à l’attention de Mme Baya Touré, Directrice générale – direction@fqsida.org.

Populations clés

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POPULATIONS CLÉS
Le 15 février 2017

Dans la dynamique actuelle de l’épidémie de VIH/sida au niveau mondial, les communautés les plus exposées au virus sont les travailleuses et travailleurs du sexe, les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et les utilisateurs de drogues injectables. En raison des discriminations, voire de la criminalisation qu’elles subissent, ces personnes sont en effet 10 à 24 fois plus susceptibles d’être infectées par le VIH que la population générale. En cause, un accès limité à la prévention et aux soins, lorsque leurs pratiques sexuelles ou d’usage de drogue sont condamnées par la société, voire par l’État. Selon les termes de référence des Nations Unies, ce sont des populations dites « clés » dans l’épidémie.

Source : Pulsation – Juin 2016 – Coalition PLUS

REVS+ Burkina Faso – Le défi de la prise en charge des communautés vulnérables

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REVS+ BURKINA FASO – LE DÉFI DE LA PRISE EN CHARGE DES COMMUNAUTÉS VULNÉRABLES
Le 15 février 2017

En décembre dernier, REVS+ – membre burkinabé de Coalition PLUS – organisait à Ouagadougou un grand atelier impliquant de nombreuses organisations non gouvernementales de lutte contre le VIH/sida ou actives dans le domaine des droits de la personne, ainsi que divers décideurs et leaders d’opinion du pays. Objectif : aborder les défis liés à la prise en charge des groupes les plus vulnérables à l’épidémie au Burkina Faso et faire en sorte que ces populations soient à la fois moins stigmatisées et mieux considérées dans leurs droits fondamentaux ou besoins de santé.

Martine Somda – Présidente de REVS+ et Administratrice de Coalition PLUS
Crédit : © Coalition PLUS

Pour Martine Somda, Présidente de REVS+ et Administratrice de Coalition PLUS, cet atelier a constitué « une victoire, dans la mesure où il a convaincu les décideurs et 15leaders d’opinion présents d’affronter avec sérénité, détermination et pragmatisme les questions d’accès aux services de prévention, de soins et de traitements du VIH pour tous les citoyens, sans distinction de sexe, de religion ou encore d’orientation sexuelle et d’identité de genre ».

Des acquis sont certes à relever au Burkina Faso en matière de lutte contre le sida, avec une prévalence de VIH passée de plus de 7 % en 1997 à 0,8 % aujourd’hui en population générale, selon l’ONUSIDA. Mais d’importants défis demeurent en matière de prise en charge des quelque 95 000 personnes séropositives que compte le pays, en particulier au sein des communautés les plus précarisées socialement ou économiquement.

Pour parvenir à maintenir les acquis de la lutte menée depuis de nombreuses années contre ce fléau, la mise en œuvre d’actions de proximité en direction des personnes incarcérées, des enfants, des handicapés, des travailleuses du sexe, et bien entendu des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ou encore des utilisateurs de drogues injectables, doit donc être un impératif de tous les instants. Malheureusement, l’environnement social au Burkina Faso demeure encore hostile ou indifférent à ces communautés.

Fonds mondial et Africagay, partenaires dans la défense des droits LGBT

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LE FONDS MONDIAL ET AFRICAGAY CONTRE LE SIDA, PARTENAIRES DANS LA DÉFENSE DES DROITS LGBT*
Le 30 novembre 2016

Africagay2Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fournit notamment un indispensable soutien aux associations de lutte contre le sida œuvrant à la défense des droits fondamentaux des personnes LGBT en Afrique. Parmi elles, les 19 organisations du réseau Africagay contre le sida. Membres de Coalition PLUS, les associations communautaires ANSS (Burundi), ARCAD-SIDA (Mali) et REVS+ (Burkina Faso) font partie de ce réseau unique en son genre, soutenu techniquement et financièrement par les associations françaises AIDES (membre-cofondateur de Coalition PLUS) et Sidaction.

La deuxième « Journée du réseau Africagay contre le sida » s’est tenue en octobre dernier à Abidjan (Côte d’Ivoire). Objectif : lutter pour un accès équitable aux soins en Afrique indépendamment de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

« Les homosexuels ont peur de sortir de chez eux parce qu’il y a de la discrimination dans les structures sanitaires. Des médecins disent : “Je ne touche pas à un homosexuel, ma religion me l’interdit!” Les homosexuels séropositifs préfèrent mourir chez eux que d’aller dans ces services-là! » Yves – Militant LGBT – Cameroun

Plus de 97 % des nouvelles infections par le VIH ont lieu dans des pays en voie de développement. Et seulement 18 % des États du monde mènent des programmes de prévention du VIH auprès des hommes homosexuels et bisexuels, alors que ces derniers sont 5 à 25 fois plus touchés par le virus que la population générale. Au total, 39 des 54 pays qui composent le continent africain pénalisent encore l’homosexualité, condamnant les homosexuels à rester cachés, éloignés des systèmes de soins et sans traitements ni outils de prévention.

* Lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres
Illustration : @ AIDES — Africagay contre le sida

VIH : Les outils existent, le financement doit suivre

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VIH : LES OUTILS EXISTENT, LE FINANCEMENT DOIT SUIVRE
Le 8 septembre 2016

L’été s’achève. Un bel été ensoleillé dont nous espérons que vous avez pu profiter pleinement. Pour marquer la rentrée, nous vous proposons un petit retour sur l’actualité VIH de la saison estivale, avec une sélection de nouvelles qui ont retenu notre attention, notamment en provenance de Durban (Afrique du Sud) où s’est tenue la 21e conférence internationale sur le VIH/sida (du 18 au 23 juillet 2016).

coupleC’est confirmé, les séropositifs dont la charge virale est indétectable ne peuvent transmettre le VIH à leur partenaire
Une étude américaine, parue le 12 juillet dans le Journal of the American Medical Association, a suivi pendant 16 mois 1166 couples sérodiscordants, dont le tiers était des couples homosexuels, et a établi qu’aucune transmission du VIH n’avait eu lieu entre les partenaires dès lors que la charge virale du partenaire séropositif était indétectable. Le traitement médical destiné à faire baisser la charge virale peut donc être indubitablement considéré également comme un moyen de prévention très efficace, puisqu’il empêche la transmission du virus. La pertinence de cette approche, appelée « Traitement comme prévention » (TasP : Treatment as Prevention en anglais), est donc une fois de plus confirmée, car elle contribue significativement au recul de l’épidémie.

PrEP « à la demande » : Une approche prometteuse
L’efficacité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP en anglais) ne cesse de s’avérer et chaque nouvelle étude montre que la PrEP réduit considérablement le risque de transmission du VIH. Le médicament Truvada a d’ailleurs été approuvé en novembre dernier par Santé Canada comme traitement préventif. Rappelons que ce médicament empêche la réplication du virus et prévient donc l’infection de la personne nouvellement exposée au risque de transmission. Une étude canadienne a établi à 98 % son efficacité en prise continue.
À la conférence de Durban, la PrEP « à la demande » a été plus particulièrement au cœur des débats. Il s’agit d’un traitement prophylactique ponctuel prescrit lors d’épisodes de risques élevés de transmission. Une première étude avait établi son efficacité à 86 %. Une nouvelle étude française (362 individus suivis entre novembre 2014 et juin 2016) a donné des résultats encore plus spectaculaires. Une seule personne, qui avait en fait interrompu la PrEP, a été infectée.
La PrEP « à la demande », bien gérée, représente une approche prometteuse pour les populations très vulnérables au risque de transmission, où le taux de prévalence est très élevé et au sein desquelles la chaîne de transmission semble difficile à briser. Non seulement elle entraîne moins d’effets secondaires que la formule en prise continue, mais en plus elle permet de substantielles économies qui pourraient encourager son développement auprès de plus grands bassins de populations à risque.

L’objectif 90-90-90 : Une cible ambitieuse
Lors de la conférence de Durban, plusieurs acteurs de la lutte contre le VIH/sida ont dénoncé « un décalage énorme entre les promesses politiques faites pour mettre fin au sida et la réalité sur le terrain, avec des financements insuffisants et des systèmes de santé au bord de l’implosion. »
Le financement reste pourtant l’enjeu principal dans l’atteinte d’ici 2020 de l’objectif
90-90-90 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique;
90 % des personnes dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable;
90 % des personnes sous traitement ont une charge virale durablement supprimée.
Aujourd’hui, 51 % des personnes séropositives ignorent qu’elles le sont; 3 personnes séropositives sur 4 n’ont pas accès au traitement; ce ratio est de 9 sur 10 chez les enfants. Nous avons tous les outils pour combler l’écart, mais le défi reste immense, en raison des coûts des médicaments, mais aussi de ceux reliés aux infrastructures et aux ressources humaines et médicales nécessaires. Nous ne pourrons atteindre la cible
90-90-90 sans une réelle volonté politique.

Sources : La Presse, Ici Radio-Canada, Seronet

L’objectif 90-90-90 : Une cible ambitieuse

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L’OBJECTIF 90-90-90 : UNE CIBLE AMBITIEUSE
Le 8 septembre 2016

Lors de la conférence de Durban, plusieurs acteurs de la lutte contre le VIH/sida ont dénoncé « un décalage énorme entre les promesses politiques faites pour mettre fin au sida et la réalité sur le terrain, avec des financements insuffisants et des systèmes de santé au bord de l’implosion. »

Le financement reste pourtant l’enjeu principal dans l’atteinte d’ici 2020 de l’objectif
90-90-90 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique;
90 % des personnes dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable;
90 % des personnes sous traitement ont une charge virale durablement supprimée.

Aujourd’hui, 51 % des personnes séropositives ignorent qu’elles le sont; 3 personnes séropositives sur 4 n’ont pas accès au traitement; ce ratio est de 9 sur 10 chez les enfants. Nous avons tous les outils pour combler l’écart, mais le défi reste immense, en raison des coûts des médicaments, mais aussi de ceux reliés aux infrastructures et aux ressources humaines et médicales nécessaires. Nous ne pourrons atteindre la cible
90-90-90 sans une réelle volonté politique.

MALI : L’enjeu vital de traitements anti-VIH pédiatriques

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MALI : L’ENJEU VITAL DE TRAITEMENTS ANTI-VIH PÉDIATRIQUES
Le 8 septembre 2016

On estime à 1,4 million le nombre de femmes séropositives tombant enceintes chaque année dans le monde. En l’absence de traitement antirétroviral, ces femmes ont une probabilité de 15 % à 45 % de transmettre le VIH à leur enfant au cours de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement au sein. Le risque est cependant inférieur à 1 % si les précieuses molécules leur sont administrées, ainsi qu’à leur enfant, à tous les stades où l’infection peut se produire.

mali

Crédit : © Coalition PLUS – D. Hérard

Au Mali, un des axes prioritaires du plaidoyer de Coalition PLUS vise précisément le renforcement du plan national d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Ces derniers mois, notre plaideuse Fatoumata Konaté s’est ainsi attaquée aux ruptures de traitements antirétroviraux pédiatriques, ainsi qu’aux faiblesses du réseau de distribution de ces médicaments essentiels, qui menacent la vie de milliers d’enfants séropositifs maliens.

Ce problème touche l’Afrique dans son ensemble. Selon l’ONUSIDA, plus de 2,6 millions d’enfants de moins de 15 ans vivent actuellement avec le VIH dans le monde, dont 90 % sur ce seul continent. Or, à peine 18 % des enfants séropositifs africains ont accès aux traitements dont ils ont besoin pour survivre. Et la moitié des enfants naissant séropositifs en Afrique décèdent avant leur deuxième anniversaire faute d’une prise en charge médicale appropriée.

Les membres africains de Coalition PLUS se mobilisent quotidiennement sur le terrain pour combattre cette triste réalité et faire en sorte que cela change. Un travail fondamental, rendu possible grâce à votre précieux soutien financier. Merci!

Retrouvez le rapport d’activité 2015 de Coalition PLUS sur coalitionplus.org.

PrEP « à la demande » : Une approche prometteuse

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PrEP « À LA DEMANDE » : UNE APPROCHE PROMETTEUSE
Le 8 septembre 2016

L’efficacité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP en anglais) ne cesse de s’avérer et chaque nouvelle étude montre que la PrEP réduit considérablement le risque de transmission du VIH. Le médicament Truvada a d’ailleurs été approuvé en novembre dernier par Santé Canada comme traitement préventif. Rappelons que ce médicament empêche la réplication du virus et prévient donc l’infection de la personne nouvellement exposée au risque de transmission. Une étude canadienne a établi à 98 % son efficacité en prise continue.

À la conférence de Durban, la PrEP « à la demande » a été plus particulièrement au cœur des débats. Il s’agit d’un traitement prophylactique ponctuel prescrit lors d’épisodes de risques élevés de transmission. Une première étude avait établi son efficacité à 86 %. Une nouvelle étude française (362 individus suivis entre novembre 2014 et juin 2016) a donné des résultats encore plus spectaculaires. Une seule personne, qui avait en fait interrompu la PrEP, a été infectée.

La PrEP « à la demande », bien gérée, représente une approche prometteuse pour les populations très vulnérables au risque de transmission, où le taux de prévalence est très élevé et au sein desquelles la chaîne de transmission semble difficile à briser. Non seulement elle entraîne moins d’effets secondaires que la formule en prise continue, mais en plus elle permet de substantielles économies qui pourraient encourager son développement auprès de plus grands bassins de populations à risque.