Une maison de chambres pour les personnes séropositives de plus de 50 ans

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Maison d’Hérelle
UNE MAISON DE CHAMBRES POUR
LES PERSONNES SÉROPOSITIVES DE PLUS DE 50 ANS
Le 18 février 2015

Pour son 25e anniversaire, la Maison d’Hérelle offre un beau cadeau aux personnes vivant avec le VIH/sida, avec l’ouverture de nouvelles chambres réservées aux personnes séropositives de plus de 50 ans!

Quand la Maison d’Hérelle a ouvert ses portes le 8 mai 1990, elle offrait avant tout de l’hébergement temporaire, pour des soins palliatifs et du répit. Avec les avancées thérapeutiques, le visage de l’épidémie a changé : le VIH est devenu une maladie chronique. L’espérance de vie des personnes atteintes est maintenant très proche de celle des personnes séronégatives, la proportion de personnes de plus de 50 ans vivant avec le VIH est donc de plus en plus élevée.

Or, les services aux aînés sont rarement adaptés à leur situation. C’est pour combler ce manque que la Maison d’Hérelle crée ce nouveau milieu de vie permanent dédié aux personnes vieillissantes autonomes vivant avec le VIH. Jusqu’à 8 locataires pourront y habiter et recevoir du soutien communautaire pour faciliter leur vie quotidienne.

Pour plus d’information sur cette nouvelle ressource, contactez Jean-Marc à la coordination des soins au 514 844-4874, poste 102.
Visitez maisondherelle.org

MALI : Gundo-So – La chambre des confidences

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– MALI –
GUNDO SO – LA CHAMBRE DES CONFIDENCES
Le 18 février 2015

© Harandane DICKO pour la Fondation de France

Les femmes maliennes vivant avec le VIH sont particulièrement exposées à la stigmatisation, au divorce, à la répudiation, à la privation de leurs enfants ou encore à l’abandon, car elles sont souvent dépendantes tant économiquement que socialement de leur mari. Dans ce contexte, dévoiler ou non le secret de leur séropositivité devient pour elles un enjeu vital. Le programme communautaire Gundo-So – La chambre des confidences, en bambara – leur est spécifiquement destiné et vise à leur donner des outils, afin qu’elles puissent prendre des décisions réfléchies et éclairées en la matière.

Le programme comporte un entretien d’évaluation, ainsi que dix rencontres hebdomadaires et une séance de groupe facultative. De nombreux outils propres à la culture malienne (cailloux pour estimer le poids du secret, bâtonnets en bois pour peser le pour et le contre du partage, etc.) sont utilisés dans ce cadre. Les témoignages des femmes rendent compte de l’impact extrêmement positif de ce programme, initié en 2010 par ARCAD-SIDA (membre malien de Coalition PLUS) et qui s’est déployé depuis sur 6 sites de prise en charge à Bamako et 1 site dans la région de Kayes, à l’ouest du pays.

Pour tout savoir du programme Gundo-So

 

8 mars : Célébrons les femmes!

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8 MARS : CÉLÉBRONS LES FEMMES!
Le 18 février 2015

Le 8 mars de chaque année, c’est la Journée internationale de la femme. Symbole de la lutte pour l’égalité entre les sexes, cette date est l’occasion de célébrer toutes celles et ceux qui ont contribué à l’amélioration de la condition féminine. Le 8 mars demeure cependant, encore en 2015, un appel aux changements.

Inégalités entre les sexes et VIH/sida

Au niveau mondial, il y a à peu près autant de femmes que d’hommes atteints du VIH. Mais derrière les chiffres, se cachent de nombreuses différences. Certaines sont biologiques, rendant les femmes plus susceptibles que les hommes de contracter le VIH. Mais dans la plupart des cas, elles résultent d’inégalités socio-économiques entre les sexes. Certaines normes de société, comme la polygamie, le manque d’accès à l’instruction et à l’emploi, ou encore la dépendance financière, accentuent également considérablement la vulnérabilité des femmes au VIH.

La meilleure compréhension du rôle des facteurs sociaux dans l’épidémie — au féminin comme au masculin — a donc mis en évidence la nécessité de s’attaquer à ces causes profondes. Scolarisation, accès à l’emploi, niveau de revenu, accès aux services de santé et aux services sociaux, etc. sont donc parmi les enjeux clés de la riposte au VIH. De même que l’amélioration des conditions des femmes à travers le monde, comme la lutte contre les violences sexuelles ou encore contre le déséquilibre du pouvoir dans les relations entre hommes et femmes.

Prévalence et incidence

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PRÉVALENCE ET INCIDENCE
Le 18 février 2015

La prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population à un instant donné. Pour une affection donnée, elle est calculée en rapportant à la population ciblée le nombre de cas de maladies présents à un moment donné dans cette population. La prévalence est une proportion qui s’exprime généralement en pourcentage.

Il ne faut pas confondre prévalence et incidence. L’incidence ne tient compte que des nouveaux cas par an. Alors que la prévalence s’appuie sur le nombre total de cas présents, c’est à dire ceux déjà présents plus ceux incidents. Ainsi la prévalence est toujours supérieure à l’incidence.

Insécurité alimentaire et VIH/sida étroitement liés

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INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET VIH/SIDA ÉTROITEMENT LIÉS
Le 18 février 2015

Une étude* menée au Québec sur un échantillon de 319 personnes vivant avec le VIH révèle que 58 % d’entre elles ont rapporté être en situation d’insécurité alimentaire. C’est sept fois plus élevé que le taux provincial.

En raison de difficultés financières ou d’ordre physique, ou encore de l’exclusion résultant d’expériences de stigmatisation, les ménages affectés par le VIH peuvent avoir de la difficulté à s’assurer une alimentation saine et diversifiée (accès à la nourriture, qualité et diversité des aliments, etc.).

La sécurité alimentaire elle-même affecte la santé physique et mentale et, par le fait même, a un impact négatif sur la qualité de vie. De plus, selon certaines données, en aggravant des situations de vulnérabilité et d’inégalité, elle participerait à augmenter les risques de transmission du VIH, à limiter l’accès au traitement et aux soins et serait associée à de mauvais résultats de santé pour les individus sous thérapie antirétrovirale.

Bien que les résultats néfastes de l’interconnexion entre insécurité alimentaire et VIH soient aisés à déceler, il reste difficile d’identifier si l’insécurité alimentaire est cause ou conséquence du VIH.

* « Impact de la sécurité alimentaire sur les résultats de santé des personnes vivant avec le VIH/sida, à l’échelle du Canada » Recherche communautaire réalisée en 2013 en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec

Source : jesuisseropo.org