Fonds mondial et Africagay, partenaires dans la défense des droits LGBT

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LE FONDS MONDIAL ET AFRICAGAY CONTRE LE SIDA, PARTENAIRES DANS LA DÉFENSE DES DROITS LGBT*
Le 30 novembre 2016

Africagay2Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fournit notamment un indispensable soutien aux associations de lutte contre le sida œuvrant à la défense des droits fondamentaux des personnes LGBT en Afrique. Parmi elles, les 19 organisations du réseau Africagay contre le sida. Membres de Coalition PLUS, les associations communautaires ANSS (Burundi), ARCAD-SIDA (Mali) et REVS+ (Burkina Faso) font partie de ce réseau unique en son genre, soutenu techniquement et financièrement par les associations françaises AIDES (membre-cofondateur de Coalition PLUS) et Sidaction.

La deuxième « Journée du réseau Africagay contre le sida » s’est tenue en octobre dernier à Abidjan (Côte d’Ivoire). Objectif : lutter pour un accès équitable aux soins en Afrique indépendamment de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

« Les homosexuels ont peur de sortir de chez eux parce qu’il y a de la discrimination dans les structures sanitaires. Des médecins disent : “Je ne touche pas à un homosexuel, ma religion me l’interdit!” Les homosexuels séropositifs préfèrent mourir chez eux que d’aller dans ces services-là! » Yves – Militant LGBT – Cameroun

Plus de 97 % des nouvelles infections par le VIH ont lieu dans des pays en voie de développement. Et seulement 18 % des États du monde mènent des programmes de prévention du VIH auprès des hommes homosexuels et bisexuels, alors que ces derniers sont 5 à 25 fois plus touchés par le virus que la population générale. Au total, 39 des 54 pays qui composent le continent africain pénalisent encore l’homosexualité, condamnant les homosexuels à rester cachés, éloignés des systèmes de soins et sans traitements ni outils de prévention.

* Lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres
Illustration : @ AIDES — Africagay contre le sida

Organismes de la Fqsida mis en péril par les coupes du fédéral

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SEPT DES DIX-SEPT ORGANISMES DE LA FQSIDA MIS EN PÉRIL PAR LES COUPES DU FINANCEMENT FÉDÉRAL
Le 30 novembre 2016

Le gouvernement canadien souffle le chaud et le froid sur le financement de la lutte contre le VIH/sida.

Justin Trudeau a assurément soufflé le chaud en annonçant en mai dernier, et en le confirmant en septembre, l’augmentation de 20 % de la contribution du Canada au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Mais l’enthousiasme du milieu communautaire VIH/sida canadien n’a pas fait long feu! Depuis le 29 septembre, soit deux semaines à peine après la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds à Montréal, l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) fait souffler un froid glacial sur les organismes de lutte contre le VIH/sida, l’Hépatite C et les autres infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). En vertu de nouvelles règles de financement, certains organismes ont en effet vu leur financement purement et simplement supprimé. D’autres, plus nombreux encore, ont subi des coupes représentant jusqu’à 70 % de leur budget.

Les organismes québécois, parmi lesquels 7 membres de la Fqsida, sont frappés de plein fouet par ces mesures qui mettent en péril l’existence même de bon nombre d’entre eux. Aujourd’hui, ceux-ci dénoncent un processus de consultation et d’attribution des fonds à deux étapes, opaque dès son introduction, et qui ne concorde pas avec les réalités du terrain. Ils exhortent à présent l’ASPC et Ottawa à suspendre le processus actuel et à maintenir, avant le 31 mars 2017 et pour une année, un statu quo basé sur les financements antérieurs afin de revoir en profondeur le mode de collaboration/financement avec les communautés.

VIH info droits, pour toute question juridique concernant le statut sérologique

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VIH INFO DROITS, POUR TOUTE QUESTIONS JURIDIQUE CONCERNANT LE STATUT SÉROLOGIQUE AU VIH
Le 30 novembre 2016

VIH info droits de la COCQ-SIDA* est un service de défense des droits des personnes vivant avec le VIH, d’information et d’accompagnement juridique, dédié exclusivement aux questions en lien avec le statut sérologique d’une personne. Il offre plusieurs outils pour aider à faire des choix éclairés. Il s’adresse aussi bien aux personnes séropositives qu’à toute personne impliquée dans une situation où les droits de celles-ci sont concernés (intervenants, réseau de la santé, employeurs, etc.)

Pour contacter VIH info droits : Geneviève Binette – 514 844 2477 poste 34 ou 1 866 535 0481 poste 34 (sans frais) – vih-infodroits@cocqsida.com

* Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida

 

Le centre des R.O.S.É.S est l’un des 7 organismes de la Fqsida menacés

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LE CENTRE DES R.O.S.É.S. EST L’UN DES 7 ORGANISMES DE LA FQSIDA MENACÉS
Le 30 novembre 2016

visuelL’un des principaux acteurs de la lutte contre le VIH en Abitibi-Témiscamingue, le Centre des R.O.S.É.S. œuvre sur un vaste territoire dans la prévention de la transmission et le soutien aux personnes séropositives.

Les nouvelles règles d’attributions des fonds de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) n’ont pas permis au Centre de se qualifier pour le moindre financement fédéral. Le Centre apprenait ainsi début octobre que son budget serait amputé de 64 %.

Les conséquences sont évidemment dévastatrices pour l’organisme qui va devoir réduire drastiquement ses activités. Sa directrice générale, Brigitte Laliberté, évoque la fermeture des bureaux durant l’été et des horaires d’ouverture réduits le reste de l’année. Congédiements et abandon d’activités de prévention dans les régions les plus éloignées ne sont pas exclus. Les personnes atteintes du VIH seront elles aussi nécessairement affectées, et les plus isolées d’entre elles le seront plus encore, les services et déplacements étant dispendieux sur un territoire aussi vaste.

Les directeurs des organismes touchés sont révoltés par le manque de clarté et de cohérence du nouveau processus d’attribution des fonds. Alors que celui-ci n’était encore qu’un projet, de nombreux groupes avaient dénoncé qu’il prenait insuffisamment en compte leurs réalités spécifiques. Sa mise en œuvre a confirmé ses limites. Par exemple, le formulaire de demande accorde très peu d’espace pour décrire le projet de l’organisme. Or, le refus de financement du Centre des R.O.S.É.S. est notamment justifié par un manque de précision dans la description. Comment être précis alors que la place allouée est si restreinte? Par ailleurs, le projet a été considéré comme n’étant pas assez innovateur et inclusif, alors que ces critères n’étaient pas mentionnés. Peuvent-ils alors devenir des critères d’exclusion?

En attendant d’éventuelles réponses à ces questions et peut-être une réévaluation des demandes, le Centre des R.O.S.É.S. se prépare à affronter la tempête, tout comme les 6 autres organismes membres de la Fqsida et les nombreux groupes communautaires à travers le Canada frappés par les coupes fédérales.

Plus que jamais, vos dons et votre soutien font la différence.

Ensemble, préparons un monde sans sida ni VIH

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À l’occasion de la Journée mondiale contre le sida 2016, le 1er décembre, la COCQ-SIDA* lance un véritable message de ralliement pour mettre fin à l’épidémie de VIH/sida.

En soulignant l’importance du travail collectif, de la collaboration et de la solidarité, ce message clé invite tout un chacun à s’informer sur les réalités du VIH et les moyens de se protéger, à contribuer à la lutte contre l’épidémie à travers dons, bénévolats et pressions sur les instances publiques et à combattre la discrimination et la stigmatisation.

Nous savons maintenant qu’il est possible de mettre fin à l’épidémie de VIH/sida. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir afin d’atteindre l’objectif fixé par l’ONUSIDA pour 2030. Au Québec, aussi : investir dans la prévention, améliorer l’accès au dépistage et aux soins, financer adéquatement le travail communautaire de proximité, soutenir les services d’hébergement spécialisés, etc.

La Fqsida fait sien ce message et se mobilise afin qu’il soit relayé à grande échelle à travers tout le Québec. C’est pourquoi nous invitons chacun de vous à le diffuser et le partager massivement sur les médias sociaux, en une campagne visant également à interpeler les instances gouvernementales et les élus afin d’intensifier les efforts et d’augmenter les investissements.

* Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida