Financement fédéral : quel avenir pour la lutte contre le VIH?

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FINANCEMENT FÉDÉRAL DE LA LUTTE CONTRE LE VIH
Le 15 février 2017

Les organismes de la Fqsida touchés par les coupes du fédéral poursuivent, aux côtés de leurs homologues canadiens, les efforts pour que soient maintenus leurs fonds et que soit revu en profondeur le mode de financement par Ottawa de la lutte contre le VIH.

Au moment où la fin de la pandémie paraît techniquement possible, on déplore le manque de vision de la part du gouvernement fédéral.

Dans ce contexte de grande précarité, votre soutien à la lutte contre le VIH au Québec fait d’autant plus la différence. Vos dons ponctuels nous sont aussi très précieux! Merci!

GEIPSI : QUEL AVENIR POUR LA LUTTE CONTRE LE VIH?

Yvon Couillard est le directeur général de GEIPSI, organisme montréalais œuvrant auprès d’une clientèle fortement marginalisée, vivant avec le VIH/sida ou le virus de l’hépatite C (VHC) et qui présente un profil en itinérance, en toxicomanie et, parfois, en santé mentale. L’entrevue qu’il nous a accordée jette un éclairage inquiétant sur l’avenir de la lutte contre le VIH au Canada.

Le financement fédéral représente 45 % du budget de GEIPSI. Pour Yvon, la priorité est claire : maintenir le centre de jour. Mais la perte de ces fonds signifierait la suppression d’un des deux postes d’intervenants, la diminution des services et la réduction des heures d’ouverture.

Pour l’heure, Yvon attend une réponse à sa demande de budget transitoire : s’il est accepté, le dispositif prévoit pour les organismes concernés le maintien des fonds pour une année. Au terme de cette année, les directeurs devront présenter leur plan stratégique de financement. Les coupes prévues par Ottawa ne sont en effet aucunement remises en question et il est demandé aux organismes de trouver eux-mêmes l’argent nécessaire à leurs activités!

La situation est particulièrement préoccupante, car Ottawa ne semble avoir aucune vision en matière de lutte contre le VIH et le VHC. Au Québec, par exemple, les organismes œuvrant auprès des utilisateurs de drogues injectables (parmi les populations clés), les itinérants, ou auprès des femmes (hormis les travailleuses du sexe), sont pour la plupart menacés par les suppressions du fédéral. Aucune stratégie visant à suppléer aux services mis en péril par ces coupes ne semble prévue!

Yvon sait pouvoir compter sur la mobilisation du mouvement communautaire de lutte contre le VIH pour obtenir le financement fédéral pour 2018-2022 de ces organismes. Mais il ne cache pas l’inquiétude de son équipe et de ses bénéficiaires.

Le blogue « Je suis séropo »

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LE BLOGUE « JE SUIS SÉROPO »
Le 15 février 2017

Voici un espace de parole et de réflexion sur la réalité des personnes vivant avec le VIH.

Ce blogue a pour vocation de contribuer à faire diminuer la stigmatisation et la discrimination à leur endroit, par une approche personnelle au travers de laquelle les auteurs promeuvent les valeurs de respect mutuel et de solidarité et valorisent les attitudes positives à l’égard des personnes séropositives.

Jacques, porte-parole de la campagne « Je suis séropo », y a publié il y a peu un billet très juste sur la question du dépistage, à la fois si intime et pourtant aux retombées collectives.

Extrait – « Il fut d’abord un temps où savoir ou ne pas savoir avait bien peu d’importance, car le seul message que les personnes atteintes du sida se faisaient dire était : nous ne pouvons rien pour vous, vous allez mourir.

Il fut ensuite un temps où savoir aurait fait une différence, mais on ne savait pas. On ne connaissait pas cette différence, donc on a développé des approches qui identifiaient le moment où il était préférable de commencer les traitements pour nous aider à vivre plus longtemps.

Nous en sommes maintenant au temps où il est clairement établi que plus tôt nous nous savons infectés, le plus rapidement il est possible de commencer un traitement qui entraînera de nombreux bénéfices pour la suite de notre vie. »

Découvrez l’intégralité du billet sur jesuisseropo.org

Organismes de la Fqsida mis en péril par les coupes du fédéral

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SEPT DES DIX-SEPT ORGANISMES DE LA FQSIDA MIS EN PÉRIL PAR LES COUPES DU FINANCEMENT FÉDÉRAL
Le 30 novembre 2016

Le gouvernement canadien souffle le chaud et le froid sur le financement de la lutte contre le VIH/sida.

Justin Trudeau a assurément soufflé le chaud en annonçant en mai dernier, et en le confirmant en septembre, l’augmentation de 20 % de la contribution du Canada au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Mais l’enthousiasme du milieu communautaire VIH/sida canadien n’a pas fait long feu! Depuis le 29 septembre, soit deux semaines à peine après la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds à Montréal, l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) fait souffler un froid glacial sur les organismes de lutte contre le VIH/sida, l’Hépatite C et les autres infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). En vertu de nouvelles règles de financement, certains organismes ont en effet vu leur financement purement et simplement supprimé. D’autres, plus nombreux encore, ont subi des coupes représentant jusqu’à 70 % de leur budget.

Les organismes québécois, parmi lesquels 7 membres de la Fqsida, sont frappés de plein fouet par ces mesures qui mettent en péril l’existence même de bon nombre d’entre eux. Aujourd’hui, ceux-ci dénoncent un processus de consultation et d’attribution des fonds à deux étapes, opaque dès son introduction, et qui ne concorde pas avec les réalités du terrain. Ils exhortent à présent l’ASPC et Ottawa à suspendre le processus actuel et à maintenir, avant le 31 mars 2017 et pour une année, un statu quo basé sur les financements antérieurs afin de revoir en profondeur le mode de collaboration/financement avec les communautés.

VIH info droits, pour toute question juridique concernant le statut sérologique

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VIH INFO DROITS, POUR TOUTE QUESTIONS JURIDIQUE CONCERNANT LE STATUT SÉROLOGIQUE AU VIH
Le 30 novembre 2016

VIH info droits de la COCQ-SIDA* est un service de défense des droits des personnes vivant avec le VIH, d’information et d’accompagnement juridique, dédié exclusivement aux questions en lien avec le statut sérologique d’une personne. Il offre plusieurs outils pour aider à faire des choix éclairés. Il s’adresse aussi bien aux personnes séropositives qu’à toute personne impliquée dans une situation où les droits de celles-ci sont concernés (intervenants, réseau de la santé, employeurs, etc.)

Pour contacter VIH info droits : Geneviève Binette – 514 844 2477 poste 34 ou 1 866 535 0481 poste 34 (sans frais) – vih-infodroits@cocqsida.com

* Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida

 

Le centre des R.O.S.É.S est l’un des 7 organismes de la Fqsida menacés

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LE CENTRE DES R.O.S.É.S. EST L’UN DES 7 ORGANISMES DE LA FQSIDA MENACÉS
Le 30 novembre 2016

visuelL’un des principaux acteurs de la lutte contre le VIH en Abitibi-Témiscamingue, le Centre des R.O.S.É.S. œuvre sur un vaste territoire dans la prévention de la transmission et le soutien aux personnes séropositives.

Les nouvelles règles d’attributions des fonds de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) n’ont pas permis au Centre de se qualifier pour le moindre financement fédéral. Le Centre apprenait ainsi début octobre que son budget serait amputé de 64 %.

Les conséquences sont évidemment dévastatrices pour l’organisme qui va devoir réduire drastiquement ses activités. Sa directrice générale, Brigitte Laliberté, évoque la fermeture des bureaux durant l’été et des horaires d’ouverture réduits le reste de l’année. Congédiements et abandon d’activités de prévention dans les régions les plus éloignées ne sont pas exclus. Les personnes atteintes du VIH seront elles aussi nécessairement affectées, et les plus isolées d’entre elles le seront plus encore, les services et déplacements étant dispendieux sur un territoire aussi vaste.

Les directeurs des organismes touchés sont révoltés par le manque de clarté et de cohérence du nouveau processus d’attribution des fonds. Alors que celui-ci n’était encore qu’un projet, de nombreux groupes avaient dénoncé qu’il prenait insuffisamment en compte leurs réalités spécifiques. Sa mise en œuvre a confirmé ses limites. Par exemple, le formulaire de demande accorde très peu d’espace pour décrire le projet de l’organisme. Or, le refus de financement du Centre des R.O.S.É.S. est notamment justifié par un manque de précision dans la description. Comment être précis alors que la place allouée est si restreinte? Par ailleurs, le projet a été considéré comme n’étant pas assez innovateur et inclusif, alors que ces critères n’étaient pas mentionnés. Peuvent-ils alors devenir des critères d’exclusion?

En attendant d’éventuelles réponses à ces questions et peut-être une réévaluation des demandes, le Centre des R.O.S.É.S. se prépare à affronter la tempête, tout comme les 6 autres organismes membres de la Fqsida et les nombreux groupes communautaires à travers le Canada frappés par les coupes fédérales.

Plus que jamais, vos dons et votre soutien font la différence.

Ensemble, préparons un monde sans sida ni VIH

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À l’occasion de la Journée mondiale contre le sida 2016, le 1er décembre, la COCQ-SIDA* lance un véritable message de ralliement pour mettre fin à l’épidémie de VIH/sida.

En soulignant l’importance du travail collectif, de la collaboration et de la solidarité, ce message clé invite tout un chacun à s’informer sur les réalités du VIH et les moyens de se protéger, à contribuer à la lutte contre l’épidémie à travers dons, bénévolats et pressions sur les instances publiques et à combattre la discrimination et la stigmatisation.

Nous savons maintenant qu’il est possible de mettre fin à l’épidémie de VIH/sida. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir afin d’atteindre l’objectif fixé par l’ONUSIDA pour 2030. Au Québec, aussi : investir dans la prévention, améliorer l’accès au dépistage et aux soins, financer adéquatement le travail communautaire de proximité, soutenir les services d’hébergement spécialisés, etc.

La Fqsida fait sien ce message et se mobilise afin qu’il soit relayé à grande échelle à travers tout le Québec. C’est pourquoi nous invitons chacun de vous à le diffuser et le partager massivement sur les médias sociaux, en une campagne visant également à interpeler les instances gouvernementales et les élus afin d’intensifier les efforts et d’augmenter les investissements.

* Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida

VIH : Les outils existent, le financement doit suivre

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VIH : LES OUTILS EXISTENT, LE FINANCEMENT DOIT SUIVRE
Le 8 septembre 2016

L’été s’achève. Un bel été ensoleillé dont nous espérons que vous avez pu profiter pleinement. Pour marquer la rentrée, nous vous proposons un petit retour sur l’actualité VIH de la saison estivale, avec une sélection de nouvelles qui ont retenu notre attention, notamment en provenance de Durban (Afrique du Sud) où s’est tenue la 21e conférence internationale sur le VIH/sida (du 18 au 23 juillet 2016).

coupleC’est confirmé, les séropositifs dont la charge virale est indétectable ne peuvent transmettre le VIH à leur partenaire
Une étude américaine, parue le 12 juillet dans le Journal of the American Medical Association, a suivi pendant 16 mois 1166 couples sérodiscordants, dont le tiers était des couples homosexuels, et a établi qu’aucune transmission du VIH n’avait eu lieu entre les partenaires dès lors que la charge virale du partenaire séropositif était indétectable. Le traitement médical destiné à faire baisser la charge virale peut donc être indubitablement considéré également comme un moyen de prévention très efficace, puisqu’il empêche la transmission du virus. La pertinence de cette approche, appelée « Traitement comme prévention » (TasP : Treatment as Prevention en anglais), est donc une fois de plus confirmée, car elle contribue significativement au recul de l’épidémie.

PrEP « à la demande » : Une approche prometteuse
L’efficacité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP en anglais) ne cesse de s’avérer et chaque nouvelle étude montre que la PrEP réduit considérablement le risque de transmission du VIH. Le médicament Truvada a d’ailleurs été approuvé en novembre dernier par Santé Canada comme traitement préventif. Rappelons que ce médicament empêche la réplication du virus et prévient donc l’infection de la personne nouvellement exposée au risque de transmission. Une étude canadienne a établi à 98 % son efficacité en prise continue.
À la conférence de Durban, la PrEP « à la demande » a été plus particulièrement au cœur des débats. Il s’agit d’un traitement prophylactique ponctuel prescrit lors d’épisodes de risques élevés de transmission. Une première étude avait établi son efficacité à 86 %. Une nouvelle étude française (362 individus suivis entre novembre 2014 et juin 2016) a donné des résultats encore plus spectaculaires. Une seule personne, qui avait en fait interrompu la PrEP, a été infectée.
La PrEP « à la demande », bien gérée, représente une approche prometteuse pour les populations très vulnérables au risque de transmission, où le taux de prévalence est très élevé et au sein desquelles la chaîne de transmission semble difficile à briser. Non seulement elle entraîne moins d’effets secondaires que la formule en prise continue, mais en plus elle permet de substantielles économies qui pourraient encourager son développement auprès de plus grands bassins de populations à risque.

L’objectif 90-90-90 : Une cible ambitieuse
Lors de la conférence de Durban, plusieurs acteurs de la lutte contre le VIH/sida ont dénoncé « un décalage énorme entre les promesses politiques faites pour mettre fin au sida et la réalité sur le terrain, avec des financements insuffisants et des systèmes de santé au bord de l’implosion. »
Le financement reste pourtant l’enjeu principal dans l’atteinte d’ici 2020 de l’objectif
90-90-90 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique;
90 % des personnes dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable;
90 % des personnes sous traitement ont une charge virale durablement supprimée.
Aujourd’hui, 51 % des personnes séropositives ignorent qu’elles le sont; 3 personnes séropositives sur 4 n’ont pas accès au traitement; ce ratio est de 9 sur 10 chez les enfants. Nous avons tous les outils pour combler l’écart, mais le défi reste immense, en raison des coûts des médicaments, mais aussi de ceux reliés aux infrastructures et aux ressources humaines et médicales nécessaires. Nous ne pourrons atteindre la cible
90-90-90 sans une réelle volonté politique.

Sources : La Presse, Ici Radio-Canada, Seronet

L’objectif 90-90-90 : Une cible ambitieuse

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L’OBJECTIF 90-90-90 : UNE CIBLE AMBITIEUSE
Le 8 septembre 2016

Lors de la conférence de Durban, plusieurs acteurs de la lutte contre le VIH/sida ont dénoncé « un décalage énorme entre les promesses politiques faites pour mettre fin au sida et la réalité sur le terrain, avec des financements insuffisants et des systèmes de santé au bord de l’implosion. »

Le financement reste pourtant l’enjeu principal dans l’atteinte d’ici 2020 de l’objectif
90-90-90 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique;
90 % des personnes dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable;
90 % des personnes sous traitement ont une charge virale durablement supprimée.

Aujourd’hui, 51 % des personnes séropositives ignorent qu’elles le sont; 3 personnes séropositives sur 4 n’ont pas accès au traitement; ce ratio est de 9 sur 10 chez les enfants. Nous avons tous les outils pour combler l’écart, mais le défi reste immense, en raison des coûts des médicaments, mais aussi de ceux reliés aux infrastructures et aux ressources humaines et médicales nécessaires. Nous ne pourrons atteindre la cible
90-90-90 sans une réelle volonté politique.

Notre saison préférée

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NOTRE SAISON PRÉFÉRÉE
Le 8 septembre 2016

La mobilisation communautaire contre le VIH ne connaît pas de trêve estivale! Les équipes ont mis tout leur dynamisme et leur bonne humeur à préparer les activités de l’été, bien souvent avec le renfort des bénévoles. Petit florilège.

Journées communautaires Fierté 2016

Le kiosque d’ACCM – Fierté Montréal 2016

Sensibilisation et information lors de la journée communautaire à l’occasion de la Fierté Montréal 2016, date incontournable à l’agenda de la lutte contre le VIH! Les averses n’ont même pas pu altérer l’enthousiasme de celles et ceux venus à la rencontre du public. L’organisme ACCM y a, à lui seul, distribué 10 000 condoms!

Soulignons également la formidable énergie au kiosque de Maison Plein Cœur, ainsi que sa dynamique participation cet été à différentes activités de collectes de fonds, toutes plus ludiques les unes que les autres.

Comme chaque année, également, Gap-Vies a mené plusieurs activités de proximité de sensibilisation et de prévention à l’occasion d’événements rassembleurs à Montréal et dans les environs, comme la Carifiesta, les Week-ends du Monde, les tournois sportifs, etc.

Soirées dépistage dans les lieux de rencontres, comme les saunas et les boîtes de nuit, pour MIELS-Québec, notamment. Anonyme, gratuit et confidentiel, le dépistage est effectué par un infirmier et un intervenant social, tous deux toujours disponibles pour également répondre aux questions.

Pour ACCM, plusieurs semaines de réflexion et de travail ont vu également cet été leur aboutissement avec le lancement de son nouveau site Web et de sa nouvelle identité visuelle. Une très belle réalisation dont l’équipe peut être fière!

Sexe-au-menuCertains organismes ont également relayé la campagne de la COCQ-SIDA Sexe au menu. Combine tes ingrédients. Les hommes gais, bisexuels, trans et ceux qui, ici et là, aiment le sexe avec des hommes sont invités à découvrir ou redécouvrir six stratégies pour se protéger du risque de transmission du VIH : la PrEP (prophylaxie préexposition), la PPE (prophylaxie postexposition), le dépistage, le condom, la considération de la charge virale et la sécurité négociée. Une campagne à l’humour décalé!

… Et la rentrée s’annonce tout aussi active!

PrEP « à la demande » : Une approche prometteuse

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PrEP « À LA DEMANDE » : UNE APPROCHE PROMETTEUSE
Le 8 septembre 2016

L’efficacité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP en anglais) ne cesse de s’avérer et chaque nouvelle étude montre que la PrEP réduit considérablement le risque de transmission du VIH. Le médicament Truvada a d’ailleurs été approuvé en novembre dernier par Santé Canada comme traitement préventif. Rappelons que ce médicament empêche la réplication du virus et prévient donc l’infection de la personne nouvellement exposée au risque de transmission. Une étude canadienne a établi à 98 % son efficacité en prise continue.

À la conférence de Durban, la PrEP « à la demande » a été plus particulièrement au cœur des débats. Il s’agit d’un traitement prophylactique ponctuel prescrit lors d’épisodes de risques élevés de transmission. Une première étude avait établi son efficacité à 86 %. Une nouvelle étude française (362 individus suivis entre novembre 2014 et juin 2016) a donné des résultats encore plus spectaculaires. Une seule personne, qui avait en fait interrompu la PrEP, a été infectée.

La PrEP « à la demande », bien gérée, représente une approche prometteuse pour les populations très vulnérables au risque de transmission, où le taux de prévalence est très élevé et au sein desquelles la chaîne de transmission semble difficile à briser. Non seulement elle entraîne moins d’effets secondaires que la formule en prise continue, mais en plus elle permet de substantielles économies qui pourraient encourager son développement auprès de plus grands bassins de populations à risque.