L’ABC de la luttre contre le VIH : Primo-infection

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L'ABC de la luttre contre le VIHPrimo-infection
18 mai 2017

C’est la période suivant l’entrée du virus dans le corps. À ce stade, le virus se multiplie rapidement et les risques de transmission sont plus élevés.

Cette première phase peut s’accompagner de symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe, comme la fièvre, des maux de gorge, des douleurs musculaires, la fatigue, un gonflement des ganglions lymphatiques, et d’éruptions cutanées.

Ces symptômes, qui disparaissent après quelques semaines, ne se manifestent pas chez toutes les personnes infectées. La primo-infection passe parfois inaperçue. C’est durant cette période que le système immunitaire produit des anticorps pour se défendre contre le virus.

Source : L’essentiel du VIH/sida, Portail VIH/sida du Québec, Benoît Lemire

Populations clés

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POPULATIONS CLÉS
Le 15 février 2017

Dans la dynamique actuelle de l’épidémie de VIH/sida au niveau mondial, les communautés les plus exposées au virus sont les travailleuses et travailleurs du sexe, les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et les utilisateurs de drogues injectables. En raison des discriminations, voire de la criminalisation qu’elles subissent, ces personnes sont en effet 10 à 24 fois plus susceptibles d’être infectées par le VIH que la population générale. En cause, un accès limité à la prévention et aux soins, lorsque leurs pratiques sexuelles ou d’usage de drogue sont condamnées par la société, voire par l’État. Selon les termes de référence des Nations Unies, ce sont des populations dites « clés » dans l’épidémie.

Source : Pulsation – Juin 2016 – Coalition PLUS

REVS+ Burkina Faso – Le défi de la prise en charge des communautés vulnérables

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REVS+ BURKINA FASO – LE DÉFI DE LA PRISE EN CHARGE DES COMMUNAUTÉS VULNÉRABLES
Le 15 février 2017

En décembre dernier, REVS+ – membre burkinabé de Coalition PLUS – organisait à Ouagadougou un grand atelier impliquant de nombreuses organisations non gouvernementales de lutte contre le VIH/sida ou actives dans le domaine des droits de la personne, ainsi que divers décideurs et leaders d’opinion du pays. Objectif : aborder les défis liés à la prise en charge des groupes les plus vulnérables à l’épidémie au Burkina Faso et faire en sorte que ces populations soient à la fois moins stigmatisées et mieux considérées dans leurs droits fondamentaux ou besoins de santé.

Martine Somda – Présidente de REVS+ et Administratrice de Coalition PLUS
Crédit : © Coalition PLUS

Pour Martine Somda, Présidente de REVS+ et Administratrice de Coalition PLUS, cet atelier a constitué « une victoire, dans la mesure où il a convaincu les décideurs et 15leaders d’opinion présents d’affronter avec sérénité, détermination et pragmatisme les questions d’accès aux services de prévention, de soins et de traitements du VIH pour tous les citoyens, sans distinction de sexe, de religion ou encore d’orientation sexuelle et d’identité de genre ».

Des acquis sont certes à relever au Burkina Faso en matière de lutte contre le sida, avec une prévalence de VIH passée de plus de 7 % en 1997 à 0,8 % aujourd’hui en population générale, selon l’ONUSIDA. Mais d’importants défis demeurent en matière de prise en charge des quelque 95 000 personnes séropositives que compte le pays, en particulier au sein des communautés les plus précarisées socialement ou économiquement.

Pour parvenir à maintenir les acquis de la lutte menée depuis de nombreuses années contre ce fléau, la mise en œuvre d’actions de proximité en direction des personnes incarcérées, des enfants, des handicapés, des travailleuses du sexe, et bien entendu des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ou encore des utilisateurs de drogues injectables, doit donc être un impératif de tous les instants. Malheureusement, l’environnement social au Burkina Faso demeure encore hostile ou indifférent à ces communautés.

Le blogue « Je suis séropo »

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LE BLOGUE « JE SUIS SÉROPO »
Le 15 février 2017

Voici un espace de parole et de réflexion sur la réalité des personnes vivant avec le VIH.

Ce blogue a pour vocation de contribuer à faire diminuer la stigmatisation et la discrimination à leur endroit, par une approche personnelle au travers de laquelle les auteurs promeuvent les valeurs de respect mutuel et de solidarité et valorisent les attitudes positives à l’égard des personnes séropositives.

Jacques, porte-parole de la campagne « Je suis séropo », y a publié il y a peu un billet très juste sur la question du dépistage, à la fois si intime et pourtant aux retombées collectives.

Extrait – « Il fut d’abord un temps où savoir ou ne pas savoir avait bien peu d’importance, car le seul message que les personnes atteintes du sida se faisaient dire était : nous ne pouvons rien pour vous, vous allez mourir.

Il fut ensuite un temps où savoir aurait fait une différence, mais on ne savait pas. On ne connaissait pas cette différence, donc on a développé des approches qui identifiaient le moment où il était préférable de commencer les traitements pour nous aider à vivre plus longtemps.

Nous en sommes maintenant au temps où il est clairement établi que plus tôt nous nous savons infectés, le plus rapidement il est possible de commencer un traitement qui entraînera de nombreux bénéfices pour la suite de notre vie. »

Découvrez l’intégralité du billet sur jesuisseropo.org

Questionnaires préembauche : une pratique illégale, mais courante!

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QUESTIONNAIRES PRÉEMBAUCHE :
UNE PRATIQUE ILLÉGALE, MAIS COURANTE!

Le 15 février 2017

Aujourd’hui, encore, vous pourriez vous voir refuser un emploi après avoir déclaré, dans un questionnaire préembauche, vivre avec le VIH ou une autre maladie chronique, alors que vous ne représentez aucun risque pour votre entourage.

La campagne web « pratiqueillegale.com » de la Fqsida, réclamant la suppression dans les établissements du réseau de la santé de ces formulaires discriminatoires, a pris fin le 31 janvier. Les signatures ont été remises à la COCQ-SIDA afin d’appuyer ses actions pour que soit stoppée la discrimination à l’embauche et que soit respectée la loi.

Les démarches semblent enfin porter leurs fruits : le Tribunal des droits de la personne vient d’épingler le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides en raison d’un questionnaire d’embauche discriminatoire!

L’objectif 90-90-90 : Une cible ambitieuse

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L’OBJECTIF 90-90-90 : UNE CIBLE AMBITIEUSE
Le 8 septembre 2016

Lors de la conférence de Durban, plusieurs acteurs de la lutte contre le VIH/sida ont dénoncé « un décalage énorme entre les promesses politiques faites pour mettre fin au sida et la réalité sur le terrain, avec des financements insuffisants et des systèmes de santé au bord de l’implosion. »

Le financement reste pourtant l’enjeu principal dans l’atteinte d’ici 2020 de l’objectif
90-90-90 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique;
90 % des personnes dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable;
90 % des personnes sous traitement ont une charge virale durablement supprimée.

Aujourd’hui, 51 % des personnes séropositives ignorent qu’elles le sont; 3 personnes séropositives sur 4 n’ont pas accès au traitement; ce ratio est de 9 sur 10 chez les enfants. Nous avons tous les outils pour combler l’écart, mais le défi reste immense, en raison des coûts des médicaments, mais aussi de ceux reliés aux infrastructures et aux ressources humaines et médicales nécessaires. Nous ne pourrons atteindre la cible
90-90-90 sans une réelle volonté politique.

VIH : Les outils existent, le financement doit suivre

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VIH : LES OUTILS EXISTENT, LE FINANCEMENT DOIT SUIVRE
Le 8 septembre 2016

L’été s’achève. Un bel été ensoleillé dont nous espérons que vous avez pu profiter pleinement. Pour marquer la rentrée, nous vous proposons un petit retour sur l’actualité VIH de la saison estivale, avec une sélection de nouvelles qui ont retenu notre attention, notamment en provenance de Durban (Afrique du Sud) où s’est tenue la 21e conférence internationale sur le VIH/sida (du 18 au 23 juillet 2016).

coupleC’est confirmé, les séropositifs dont la charge virale est indétectable ne peuvent transmettre le VIH à leur partenaire
Une étude américaine, parue le 12 juillet dans le Journal of the American Medical Association, a suivi pendant 16 mois 1166 couples sérodiscordants, dont le tiers était des couples homosexuels, et a établi qu’aucune transmission du VIH n’avait eu lieu entre les partenaires dès lors que la charge virale du partenaire séropositif était indétectable. Le traitement médical destiné à faire baisser la charge virale peut donc être indubitablement considéré également comme un moyen de prévention très efficace, puisqu’il empêche la transmission du virus. La pertinence de cette approche, appelée « Traitement comme prévention » (TasP : Treatment as Prevention en anglais), est donc une fois de plus confirmée, car elle contribue significativement au recul de l’épidémie.

PrEP « à la demande » : Une approche prometteuse
L’efficacité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP en anglais) ne cesse de s’avérer et chaque nouvelle étude montre que la PrEP réduit considérablement le risque de transmission du VIH. Le médicament Truvada a d’ailleurs été approuvé en novembre dernier par Santé Canada comme traitement préventif. Rappelons que ce médicament empêche la réplication du virus et prévient donc l’infection de la personne nouvellement exposée au risque de transmission. Une étude canadienne a établi à 98 % son efficacité en prise continue.
À la conférence de Durban, la PrEP « à la demande » a été plus particulièrement au cœur des débats. Il s’agit d’un traitement prophylactique ponctuel prescrit lors d’épisodes de risques élevés de transmission. Une première étude avait établi son efficacité à 86 %. Une nouvelle étude française (362 individus suivis entre novembre 2014 et juin 2016) a donné des résultats encore plus spectaculaires. Une seule personne, qui avait en fait interrompu la PrEP, a été infectée.
La PrEP « à la demande », bien gérée, représente une approche prometteuse pour les populations très vulnérables au risque de transmission, où le taux de prévalence est très élevé et au sein desquelles la chaîne de transmission semble difficile à briser. Non seulement elle entraîne moins d’effets secondaires que la formule en prise continue, mais en plus elle permet de substantielles économies qui pourraient encourager son développement auprès de plus grands bassins de populations à risque.

L’objectif 90-90-90 : Une cible ambitieuse
Lors de la conférence de Durban, plusieurs acteurs de la lutte contre le VIH/sida ont dénoncé « un décalage énorme entre les promesses politiques faites pour mettre fin au sida et la réalité sur le terrain, avec des financements insuffisants et des systèmes de santé au bord de l’implosion. »
Le financement reste pourtant l’enjeu principal dans l’atteinte d’ici 2020 de l’objectif
90-90-90 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique;
90 % des personnes dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable;
90 % des personnes sous traitement ont une charge virale durablement supprimée.
Aujourd’hui, 51 % des personnes séropositives ignorent qu’elles le sont; 3 personnes séropositives sur 4 n’ont pas accès au traitement; ce ratio est de 9 sur 10 chez les enfants. Nous avons tous les outils pour combler l’écart, mais le défi reste immense, en raison des coûts des médicaments, mais aussi de ceux reliés aux infrastructures et aux ressources humaines et médicales nécessaires. Nous ne pourrons atteindre la cible
90-90-90 sans une réelle volonté politique.

Sources : La Presse, Ici Radio-Canada, Seronet

MALI : L’enjeu vital de traitements anti-VIH pédiatriques

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MALI : L’ENJEU VITAL DE TRAITEMENTS ANTI-VIH PÉDIATRIQUES
Le 8 septembre 2016

On estime à 1,4 million le nombre de femmes séropositives tombant enceintes chaque année dans le monde. En l’absence de traitement antirétroviral, ces femmes ont une probabilité de 15 % à 45 % de transmettre le VIH à leur enfant au cours de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement au sein. Le risque est cependant inférieur à 1 % si les précieuses molécules leur sont administrées, ainsi qu’à leur enfant, à tous les stades où l’infection peut se produire.

mali

Crédit : © Coalition PLUS – D. Hérard

Au Mali, un des axes prioritaires du plaidoyer de Coalition PLUS vise précisément le renforcement du plan national d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Ces derniers mois, notre plaideuse Fatoumata Konaté s’est ainsi attaquée aux ruptures de traitements antirétroviraux pédiatriques, ainsi qu’aux faiblesses du réseau de distribution de ces médicaments essentiels, qui menacent la vie de milliers d’enfants séropositifs maliens.

Ce problème touche l’Afrique dans son ensemble. Selon l’ONUSIDA, plus de 2,6 millions d’enfants de moins de 15 ans vivent actuellement avec le VIH dans le monde, dont 90 % sur ce seul continent. Or, à peine 18 % des enfants séropositifs africains ont accès aux traitements dont ils ont besoin pour survivre. Et la moitié des enfants naissant séropositifs en Afrique décèdent avant leur deuxième anniversaire faute d’une prise en charge médicale appropriée.

Les membres africains de Coalition PLUS se mobilisent quotidiennement sur le terrain pour combattre cette triste réalité et faire en sorte que cela change. Un travail fondamental, rendu possible grâce à votre précieux soutien financier. Merci!

Retrouvez le rapport d’activité 2015 de Coalition PLUS sur coalitionplus.org.

C’est confirmé, les séropositifs dont la charge virale est indétectable ne peuvent transmettre le VIH à leur partenaire

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C’EST CONFIRMÉ, LES SÉROPOSITIFS DONT LA CHARGE VIRALE EST INDÉTECTABLE NE PEUVENT TRANSMETTRE LE VIH À LEUR PARTENAIRE
Le 8 septembre 2016

coupleUne étude américaine, parue le 12 juillet dans le Journal of the American Medical Association, a suivi pendant 16 mois 1166 couples sérodiscordants, dont le tiers était des couples homosexuels, et a établi qu’aucune transmission du VIH n’avait eu lieu entre les partenaires dès lors que la charge virale du partenaire séropositif était indétectable. Le traitement médical destiné à faire baisser la charge virale peut donc être indubitablement considéré également comme un moyen de prévention très efficace, puisqu’il empêche la transmission du virus. La pertinence de cette approche, appelée « Traitement comme prévention » (TasP : Treatment as Prevention en anglais), est donc une fois de plus confirmée, car elle contribue significativement au recul de l’épidémie.

ANSS-Burundi : Les conflits anéantissent des années d’efforts et d’avancées

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ANSS AU BURUNDI : LES CONFLITS ARMÉS ANÉANTISSENT DES ANNÉES D’EFFORTS ET D’AVANCÉES
Le 18 mai 2016

JGapiya

Jeanne Gapiya, Présidente cofondatrice de l’ANSS – Membre de Coalition PLUS, a été invitée à prendre la parole à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 8e Conférence AFRAVIH* organisée en avril dernier à Bruxelles. Elle y a livré un témoignage alarmant sur la situation des personnes vivant avec le VIH/sida au Burundi, alors que son pays s’enfonce depuis avril 2015 dans une nouvelle crise.

« On estime que 250 000 Burundais ont pris le chemin de l’exil. Parmi eux, des milliers d’adultes et d’enfants séropositifs, contraints de fuir sans provisions de médicaments.

Les conflits affectent de manière dramatique les services de l’ANSS. Entre avril et mai 2015, le nombre de consultations médicales a ainsi baissé de 16 %. Et le nombre de visites médicales effectuées à l’hôpital ou à domicile a chuté de 36 %. Dans la capitale Bujumbura, les opérations de police entravent la mobilité des patients qui sont forcés de manquer leurs rendez-vous d’approvisionnement en traitements.

Je n’ai pas la prétention de vous l’apprendre : l’avènement des traitements contre le sida constitue une victoire décisive que la communauté mondiale a remportée sur l’épidémie. Ces précieuses molécules préviennent les nouvelles infections à VIH, sauvent des vies et améliorent l’état de santé des patients séropositifs. En mettant en péril nos activités, les conflits qui nous frappent nous volent littéralement cette victoire et anéantissent des années d’efforts et d’avancées. Il y a urgence : nous avons besoin d’aide. »

Face à la situation dramatique du pays, merci de votre soutien, plus précieux que jamais!

* Conférence Internationale Francophone VIH/hépatites
Crédit photo : © Coalition PLUS 2016