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Maroc – Le programme de réduction des risques auprès des personnes usagères de drogues de L’ALCS

– MAROC –
LE PROGRAMME DE RÉDUCTION DES RISQUES
AUPRÈS DES PERSONNES USAGÈRES DE DROGUES, DE L’ALCS
Le 8 février 2012

Le nord du Maroc a connu ces dernières années une augmentation rapide de l’usage de drogues, tout particulièrement l’héroïne par voie injectable, avec comme corollaire une épidémie d’infection à VIH et au virus de l’hépatite C. C’est pourquoi, l’ALCS, principale association de lutte contre le sida au Maroc, reconnue d’utilité publique, membre fondateur de Coalition PLUS, impliquée à la fois dans la prise en charge psychosociale des personnes vivant avec le VIH et dans des projets de prévention de proximité auprès des populations les plus vulnérables à l’infection à VIH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, professionnelles du sexe, migrants) s’est investit dans la réduction des risques et dans le plaidoyer pour la défense des droits des personnes usagères de drogues.

En 2009, en l’absence de financement institutionnel et devant l’urgence, l’ALCS démarre -initialement avec l’apport financier de Coalition PLUS, puis avec un financement d’une agence catalane et du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme – un programme d’échange de seringues dans la ville de Tétouan. Grâce à une unité mobile, les intervenants de terrain distribuent des kits d’injection et autre matériel de prévention du VIH et des virus des hépatites B et C, du papier aluminium et des condoms. De 2009 à 2011, 35 000 seringues ont été distribuées avec un taux de retour de 51%. Des campagnes de dépistage mobile du VIH et des infections sexuellement transmissibles sont également régulièrement organisées.

En matière de plaidoyer, une enquête réalisée en 2011, auprès de 300 personnes usagères de drogues, permet de documenter les violations de leurs droits par la police, la justice et le système de santé et de mener une campagne de communication sur ces violations qui aboutie à la signature, par les principales associations de réduction des risques et de droits humains, d’une déclaration demandant un changement de politique.

Par manque de moyens financiers, ce programme souffre encore de l’absence de centre d’accueil pour les personnes usagères de drogues et de programme de substitution par la méthadone, mais l’ALCS ne ménage aucun effort pour qu’ils voient le jour.

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